michel a été introduit dans les premières pages de lumière d'août de William Faulkner...

 

     

    Assis sur les yeux fixés sur la charrette qui monte, pense, j'arrive à pieds jusqu'ici / encore un mois que me voilà jamais si loin de la scierie 

 

michel n'avait jamais été avant la mort à la scierie /

son père sa mère cependant sept ou huit fois le samedi à la ville dans la charrette /

michel posait ses pieds plats sur le siège dans un morceau de papier ses souliers de confection /

michel demanda d'arrêter la charrette/ put descendre à pieds aux abords de la ville / dit à son père pourquoi il désirait marcher aux abords de la ville /

c'est avec l'idée qu'en le voyant à pieds les gens qui le croisaient tentaient d'habiter aussi la ville /

une maison en rondins de trois pièces composées d'un vestibule, de moustiquaires aux fenêtres / la chambre, une lampe qu'enveloppait un vol d'insectes à pétrole et le plancher poli, vieil argent des pieds nus /

la plus jeune des enfants vivants mourut la première /

 

Tu vas aller à la scierie un après-midi sous les arbres derrière une église une planche de sapin 

 

michel partait pour la scierie dans la charrette, pour toujours à ce moment-là tous les hommes travaillaient à la scierie pour elle la charrette prêtée à la tombé de la nuit /

on sciait des sapins sept et dans sept toute la région une partie du matériel et la plupart des hommes chargés dans des wagons de marchandises n'existaient que pour elle /

une partie du matériel serait laissé sur place en paiement de rechange /

 

grandes roues immobiles, décharnées, fixant le ciel avec un air d'étonnement profond, parmi des monceaux de briques, de ronces embroussaillées, chaudières calcinées, dressant d'un air entêté, surpris et hébété, leurs tuyaux qui ne fumaient plus et se rouillaient au milieu d'un paysage hérissé de souches d'arbres, paysage de désolation, calme, paisible, inculte, terre tombée en friche où lentement, des ravines engorgées et rougeâtres se creusent sous les longues pluies tranquilles de l'automne et la fureur galopante des équinoxes de printemps

 

voilà une charrette possible qui s'en va de jours en nuits des charrettes anonymes identiques de roues grinçantes d'oreilles basses quelque chose qui avancerait toujours au flanc d'une urne /

cette charrette qui la gravit, côte, s'approche, l'a dépassé stationné dans le bas de la mule sur le bord de la route dans le mille dans les brancards tête pointée dans la direction où michel avançait /

il a jeté un oeil sur la charrette et les hommes uniques et circulaires rapides et innocents profonds /

il les a regardé eux et la charrette et il a disparu ses souliers déplacés autour de ses chevilles /

au bout de mille quand michel arrive au soulier de la côte, au sommet, il s'est assis sur le bord, les pieds dans le fossé profond /

michel a commencé à entendre la charrette / il l'a entendue pendant quelque temps et la charrette a paru à côté /

faute d'huile de bois de métal rongés d'intempéries grinçant bringuebalant aigus secs terriblement série sèche indolente à six cents mètres dans le silence tranquille balsamique /

bien que les mules peinent en pleine après-midi hypnose flexible constante /

la charrette a l'air de ne plus avancer son avance est infime suspendu au chemin pour toujours une mule sur le fil rouge de la route /

michel se voit déjà dans la charrette /

 

 

 

ça sera comme si je roulais dans la charrette cinq cents mètres avant d'y grimper avant qu'elle arrive même à l'endroit et avant qu'elle arrive elle s'éloignera 

 

avec michel dedans pendant cinq cents mètres sans même regarder la charrette maintenant tandis que ses pensés s'enchaînent oisives rapides aisées pleines de figures et de voix cordiales /

 

michel attendait une charrette qui fera faire un bout de chemin pensant /

 

Il y aura quelqu'un dans vos oreilles avant d'être dans vos yeux et alors vous me verrez, tout troublés et vous en aurez deux alors dans les yeux avant d'avoir pu vous rappeler cette charrette 

 

michel monta dans sa charrette et ses mules en marche dorment ou non jusqu'à la barrière une paire de mules à vendre dans les dollars la charrette retombe dans son lent consommateur tintamare de kilomètres / michel ne se retourne pas et ne regarde pas devant lui sur le bord de la route dans le fossé lorsque la charrette atteint le sommet de la côte /

 

il n'a jamais vu la charrette /

 

l'un de l'autre, sans apparence de progrès tandis que la charrette se traine vers lui enveloppée dans sa lente et palpable auréole poussière rouge pieds sûrs des milles comme au rythme épars des harnais sautillement souple, oreille de lièvres / 

 

quand elle s'arrêtent, les mules ne sont toujours ni endormies ni éveillées /

 

par dessous d'un bleu fané, déteinte par autre chose que le savon du lavoir, jeune accorte candide amicale et alentours son corps fané déformé bleu déteint l'éventail immobile et le ballot sur ses genoux /

 

pas de bas dans le fossé deux lourds souliers plus inertes sous leur poussière de charrette arrêtée /

 

et la charrette repart /

 

michel est assis voûté, yeux décolorés voit l'éventail (du même bleu) /

 

et la charrette a repris son lent soupir qu'une expiration paisible comme pour traduire un paisible étonnement de route entre les oreilles souples des milles lentes entre les oreilles des mules taillées en forme de distance définie /

 

 

hue les mules – michel/ hue les mules – michel/ hue les mules – michel/

hue les mules – michel/ hue les mules – michel/ hue les mules – michel/

hue les mules – michel/ hue les mules – michel/ hue les mules – michel/

hue les mules – michel/ hue les mules – michel/ hue les mules – michel/

 


 

la charrette à nouveau s'apprête à descendre /

 

michel au magasin d'avant la nuit, encore à douze milles d'une main gauchement ses souliers

baluchons l'éventail l'autre main libre fait démarrer ses mules sans attendre la route sombre s'enfonce dans l'allée, la charrette, sans lâcher l'éventail, baluchon ses souliers /

 

 

pour la remise la charrette passe surveille dans cette direction tandis que michel fait tourner les mules par les grilles ouvertes exactement /

 

il arrête la charrette /